Fille aĂźnĂ©e du roi LĂ©opold II, Louise est mariĂ©e Ă 17 ans au prince Philippe de Saxe-Cobourg-Gotha 1844-1921, un riche cousin de 14 ans son aĂźnĂ©, dĂ©pravĂ© et alcoolique, rĂ©sidant Ă Vienne. La princesse prĂ©fĂšre encore cette situation Ă lâambiance dĂ©testable de Laeken. Ă la fastueuse Cour de Habsbourg, elle brille de tous ses charmes. MalgrĂ© la naissance de deux enfants, son mariage demeure un Ă©chec et elle divorcera en 1906. Elle sâaffiche alors au bras du comte Geza Mattachich, un jeune officier croate quâelle aime profondĂ©ment, et laisse des dettes spartiate Notre mĂšre nous Ă©leva, mes sĆurs et moi â Ă©crit Louise dans ses mĂ©moires â, Ă lâanglaise. Dans le chĂąteau de Laeken nos chambres ressemblaient plus Ă des cellules de couvent quâĂ des appartements princiers [âŠ] DĂšs que, pour ma part, je nâai plus Ă©tĂ© sous la tutelle de jour et de nuit dâune gouvernante et des femmes de chambres, jâai dĂ» me tirer dâaffaire moi-mĂȘme et, au saut du lit, prendre Ă ma porte les brocs dâeau froide en toute saison, destinĂ©s Ă ma toilette, car, alors, ni au Palais, ni Ă Bruxelles, ni au chĂąteau, Ă Laeken, le dernier confort nâavait accompli ses merveilles. »Encore fillettes, Louise et StĂ©phanie doivent se lever Ă cinq heures en Ă©tĂ©, six en hiver, et se taire pendant leur toilette. Leur tenue austĂšre tient de lâuniforme robes unies, taillĂ©es en forme de chemise, tombant jusquâaux genoux ; un filet leur enveloppe la chevelure, coiffĂ©e dâun simple peigne. Au dĂ©jeuner, pris avec leurs parents, la table est bien garnie, mais elles doivent se contenter dâun repas frugal. Leur Ă©ducation est confiĂ©e Ă des gouvernantes sĂ©vĂšres qui usent notamment du martinet ou les contraignent Ă sâagenouiller sans broncher sur un tapis de pois secs. De tous les chĂątiments, celui que jâapprĂ©hendais le plus Ă©tait dâĂȘtre enfermĂ©e entre des doubles-portes, Ă©crit StĂ©phanie [âŠ] Ni les supplications, ni les pleurs, ni les promesses, ne pouvaient Ă©mouvoir ma mĂšre et me dĂ©livrer de cette situation tragique. Enfermer une enfant dans lâobscuritĂ©, le laisser pleurer convulsivement, Ă©tait une vĂ©ritable duretĂ©. » Un jour, elle rĂ©ussit nĂ©anmoins Ă rallier sa mĂšre Ă sa cause Une seule fois, je rĂ©ussis Ă amener ma mĂšre Ă assister, cachĂ©e, Ă un des cours. Je savais que la gouvernante allait battre ma sĆur au cours de cette leçon. Ma mĂšre, tĂ©moin des mauvais traitements infligĂ©s Ă sa fille, congĂ©dia sur le champ la mĂ©gĂšre qui nous avait fait tant souffrir. JâĂ©tais fiĂšre dâavoir dĂ©livrĂ© ma sĆur. »PerversPhilippe et Louise se marient le 4 fĂ©vrier 1875. La nuit de noces, Ă Laeken, sâavĂšre un cauchemar pour lâadolescente, encore ignorante des jeux de lâamour. Elle prĂ©tend avoir subi les pires outrages et affirme Tandis que tout Bruxelles dansait aux lumiĂšres intĂ©rieures et extĂ©rieures des joies nationales, je tombais du ciel sur un lit de rocs tapissĂ©s dâĂ©pines. » Ă lâaube, Louise profite dâun moment dâinattention de Philippe pour fuir en robe de nuit et se rĂ©fugier dans lâOrangerie oĂč sa mĂšre la retrouvera complĂštement traumatisĂ©e. Marie-Henriette la ramĂšne Ă son mari⊠Pour Louise, ce nâest que le dĂ©but dâun long calvaire. Elle ne peut que dĂ©plorer lâinfĂąme conduite dâun mari qui, pour assouvir ses dĂ©sirs, la fait boire jusquâĂ ce quâelle ne manifeste plus aucune rĂ©sistance. Elle Ă©voque les malsaines lectures, anecdotes et plaisanteries graveleuses, plaisirs forcĂ©s⊠» AprĂšs 23 ans de mariage, elle dĂ©cide de quitter cet Ă©poux qui la rĂ©pugne. Jâavais tenu bien longtemps, je mâĂ©tais sacrifiĂ©e comme je le devais Ă mes enfants, Ă©crit-elle, mais ils avaient grandi et lâhorreur de la vie commune Ă©tait chaque jour plus forte. »DilapidatriceĂ la fin 1896, Louise charge Geza Mattachich de sâoccuper de ses finances. Le prince Philippe avait bien ouvert un compte en banque sur lequel il lui versait 3000 florins par mois pour ses dĂ©penses personnelles, sa garde-robe par exemple, mais câĂ©tait bien insuffisant pour cette gaspilleuse au train de vie fort Ă©levĂ©. Ă la mĂȘme Ă©poque, Louise possĂ©dait notamment 75 paires de chaussures, 120 paires de bottines, 64 ombrelles, 164 chapeaux Ă plumes⊠Ses factures impayĂ©es sâĂ©levaient Ă 600 000 florins autrichiens soit 3 600 000 euros.En 1897, Geza sâenfuit avec Louise. Philippe voit ainsi lui Ă©chapper ce quâil considĂšre comme son hĂ©ritage du Congo. En accord avec les souverains belges et autrichiens, il fait interner celle-ci dans un asile dâaliĂ©nĂ©s. Elle prĂ©fĂ©rera encore y rester 10 ans que de renoncer Ă son amant. Quant Ă celui-ci, au terme dâun procĂšs ignominieux, il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©, condamnĂ© pour escroquerie Ă la perte de ses grades et titres ainsi quâĂ six ans dâemprisonnement. GraciĂ© et rĂ©habilitĂ© par le Reichsrat en 1902, il parvient, deux ans plus tard, Ă organiser lâĂ©vasion de la princesse et Ă se rĂ©fugier avec elle en son divorce, en 1906, elle a dĂ©pensĂ© non seulement les 400 000 couronnes que Philippe a dĂ» lui verser, mais aussi plus de 50 000 francs de son pĂšre. En 1907, elle signe une reconnaissance de dette de 265 000 marks auprĂšs dâune sociĂ©tĂ© financiĂšre de Berlin. Elle emprunte en outre Ă une riche habitante dâAix-la-Chapelle, Madame de Schnee mann, une somme de 230 000 francs. En 1908, Walther Inhoffen lui prĂȘte 137 000 marks. Plus tard, elle signe encore une reconnaissance de dette pour obtenir 60 000 couronnes⊠DĂ©shĂ©ritĂ©e comme ses sĆurs par LĂ©opold II â aigri de se retrouver sans hĂ©ritier mĂąle â, et ce au profit de lâĂtat belge, elle vivra dans le besoin jusquâĂ sa mort, complĂštement oubliĂ©e par la soir de sa vie, elle sâexclama Ah ! NâĂȘtre pas fille de roi, quel bonheur ! On envie les princesses. Quâon les plaigne plutĂŽt. Je nâai dĂ» que des infortunes Ă mon origine royaleâŠÂ»Beau-frĂšre trĂšs spĂ©cialâŠSon beau-frĂšre Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha 18611948, prince de Bulgarie, est un homme bizarre sâadonnant Ă des rituels obscurantistes auxquels Louise doit parfois participer. Par exemple, il lui demande occasionnellement de lui jouer au piano la Marche dâAĂŻda de Verdi et, pendant ce temps, il articule des formules occultes, la tĂȘte penchĂ©e en arriĂšre. La princesse doit ensuite le questionner et il bredouille toujours la mĂȘme rĂ©ponse Le dĂ©mon existe. Je lâappelle et il vient ! » Parfois, elle est la spectatrice de lâenterrement des gants et des cravates du dĂ©moniaque au cours dâun cĂ©rĂ©monial enrobĂ© de paroles Ă©sotĂ©riques. Et dire que, une dizaine dâannĂ©es plus tard, ce grand perturbĂ© deviendra roi de Bulgarie 1887-1918 !
Faceaux nouvelles tendances culinaires qui pénÚtrent peu à peu les repas de noces, les valeurs sûres de la tradition n'ont pas dit leur dernier mot. C'est ce qui ressort d'une petite tournée
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Unmariage intimiste au bord de lâocĂ©an. Par. Ilham Laroub. -. 11 mars 2022. Les photographies du mariage de Candice et Cory ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par SV Photograph. Candice et Cory nous prouvent une fois encore que lâamour peut frapper aÌ votre porte aÌ tout moment ! Ils se sont dit oui aÌ la vitesse de lâeÌclair.1 hilarant ,pingre ou detonant pour un bon depart dans la vie Ă deux .un repas de noce fut organisĂ© au Mc Do ,fallait osĂ© il y en qui l'ont fait . et vous l'auriez vous tenter ,pensĂ© ou rejettĂ© St Austell, Cornouailles, Angleterre  Alice et Terry Speller, un couple de jeunes mariĂ©s anglais, ont dĂ©cidĂ© de festoyer chez McDonaldÂs le jour de leur mariage. PublicitĂ© Le jeune homme et son Ă©pouse, respectivement ĂągĂ©s de 25 et 26 ans, se sont mariĂ©s Ă lÂĂ©glise avant que leur chauffeur ne les conduise vers le fast-food. Sur place, le repas de noces Ă©tait organisĂ© pour un peu plus de 7 livres sterling par personne environ 9 euros. 2 hier dans 100% Mag, un couple a fetĂ© l'anniversaire de leur mariage dans un ballon version resto, c'Ă©tait magnifique, avec des amis ... cool. 3 hier dans 100% Mag, un couple a fetĂ© l'anniversaire de leur mariage dans un ballon version resto, c'Ă©tait magnifique, avec des amis ... cool. faut arreter la chicha toi !!! 4 faut arreter la chicha toi !!! non mais je parle serieusement, j'ai vu ça hier Ă la TV langue 5 Ă la limite si je devais faire un jour ça, je choisirais pas le mcDo, mais plutĂŽt le kebab du coin ! pourquoi pas ... 6 Ă la limite si je devais faire un jour ça, je choisirais pas le mcDo, mais plutĂŽt le kebab du coin ! pourquoi pas ... au kebab du coin !!! lool ce serait assez hilarant ma foi . 7 au kebab du coin !!! lool ce serait assez hilarant ma foi . bah attend, halal mon mariage il sera halal au mcdo mes invitĂ©s pourront prendre que du filet au fish, ils risquent de jaser aprĂšs .... 8 il y a pire le foyer des sonac un poulet frite ou un maffĂ© 9 je trouve ça........... trop laid. franchment mac do... c pitoyable. aĂ la limite vaut mieux ne rien faire du tout plutĂŽt que de proposer ça. 10 il y a pire le foyer des sonac un poulet frite ou un maffĂ© au sonac tiens souvenirs souvenirs !! ou au foyer des jeunes travailleurs de valenciennes c'est du vecu veritable pour un copain de promo qui est tombĂ© amoureux d'une jeune tzigane plus hilarant et pathetique ,n'empeche je plains la mariee Un indien a Ă©pousĂ© une chienne afin de chasser ce qu'il croit ĂȘtre une malĂ©diction depuis qu'il a lapidĂ© il y a quinze ans deux chiens. Un homme de 34 ans, identifiĂ© sous le nom de P. Selvakumar de l'Etat mĂ©ridional du Tamil Nadu, est convaincu d'ĂȘtre poursuivi par le mauvais sort depuis qu'il a tuĂ© les deux canidĂ©s il y a 15 ans dans sa riziĂšre et qu'il a accrochĂ© leurs cadavres Ă un arbre. A l'Ă©poque, quelques jours aprĂšs son opĂ©ration punitive, il Ă©prouve des difficultĂ©s Ă parler, se retrouve malentendant et incapable de marcher. Les mĂ©decins n'y trouvent aucune explication scientifique, mais un astrologue assure au paysan que les esprits des chiens dĂ©funts sont revenus le hanter et lui ont jetĂ© un sort. La malĂ©diction ne prendra fin que si l'homme Ă©pouse une chienne, lui dit alors le diseur de bonne aventure. AprĂšs avoir longtemps cherchĂ© "la mariĂ©e idĂ©ale", Selvakumar finit par jeter son dĂ©volu sur une chienne bĂątarde de quatre ans, Selvi, qui lui avait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par un ami. Le mariage hindou a eu lieu dimanche dans un village du Tamil Nadu. Selvi Ă©tait vĂȘtue d'un sari et ornĂ©e de fleurs. Les femmes du village du district de Sivagangawas ont ensuite emmenĂ© la chienne au temple oĂč un prĂȘtre hindou a prononcĂ© le mariage religieux. D'aprĂšs la presse locale, Selvi a quand mĂȘme tentĂ© de s'Ă©chapper avant d'ĂȘtre rattrapĂ©e et ramenĂ©e dans les bras de son "mari". 11 hilarant ,pingre ou detonant pour un bon depart dans la vie Ă deux .un repas de noce fut organisĂ© au Mc Do ,fallait osĂ© il y en qui l'ont fait . et vous l'auriez vous tenter ,pensĂ© ou rejettĂ© St Austell, Cornouailles, Angleterre  Alice et Terry Speller, un couple de jeunes mariĂ©s anglais, ont dĂ©cidĂ© de festoyer chez McDonaldÂs le jour de leur mariage. PublicitĂ© Le jeune homme et son Ă©pouse, respectivement ĂągĂ©s de 25 et 26 ans, se sont mariĂ©s Ă lÂĂ©glise avant que leur chauffeur ne les conduise vers le fast-food. Sur place, le repas de noces Ă©tait organisĂ© pour un peu plus de 7 livres sterling par personne environ 9 euros. prkoi pas au kĂ©bab aussi 12 Gherbaoui pourquoi pas GARANTITA tiens, pendant qu'on y est ? 13 Ă la limite si je devais faire un jour ça, je choisirais pas le mcDo, mais plutĂŽt le kebab du coin ! pourquoi pas ... on t'espere mieux qu'un kebab !! moi je tenterai bien une pagote corse Ă laquelle on mettrait le feu par la suite 14 Gherbaoui pourquoi pas GARANTITA tiens, pendant qu'on y est ? eclair ma lanterne glad c'est quoi garantita et c'est oĂč ?? 15 je trouve ça........... trop laid. franchment mac do... c pitoyable. aĂ la limite vaut mieux ne rien faire du tout plutĂŽt que de proposer ça. cela peut etre festif et au moins t'es sur que cela va fermer Ă 200 du mat au lieu de perdurer jusqu'Ă point d'heure de la nuit . surtout si tu as des arabes parmi les invitĂ©s ,j'imagine pas le menage apres les festivitĂ©s !!!! 16 eclair ma lanterne glad c'est quoi garantita et c'est oĂč ?? tu connais pas garantita ou karantica ? - 250g de farine de poix chiches - 1 oeuf - 1/2 verre d'huile de tournesol - 1/2 paquet de levure chimique - 1 cuillĂšre Ă cafĂ© de sel - du cumin - 1 litre d'eau 17 tu connais pas garantita ou karantica ? - 250g de farine de poix chiches - 1 oeuf - 1/2 verre d'huile de tournesol - 1/2 paquet de levure chimique - 1 cuillĂšre Ă cafĂ© de sel - du cumin - 1 litre d'eau je me suis renseignĂ© entre temps ,sinon avec ou sans harissa j'imagine l'apres digestion surtout la fermentation du pois chiche qui fait en general des sonoritĂ©s qui mettront l'ambiance sonore et ordorante dans la salle 18 hilarant ,pingre ou detonant pour un bon depart dans la vie Ă deux .un repas de noce fut organisĂ© au Mc Do ,fallait osĂ© il y en qui l'ont fait . et vous l'auriez vous tenter ,pensĂ© ou rejettĂ© St Austell, Cornouailles, Angleterre &8211; Alice et Terry Speller, un couple de jeunes mariĂ©s anglais, ont dĂ©cidĂ© de festoyer chez McDonald&8217;s le jour de leur mariage. PublicitĂ© Le jeune homme et son Ă©pouse, respectivement ĂągĂ©s de 25 et 26 ans, se sont mariĂ©s Ă l&8217;Ă©glise avant que leur chauffeur ne les conduise vers le fast-food. Sur place, le repas de noces Ă©tait organisĂ© pour un peu plus de 7 livres sterling par personne environ 9 euros. Tu peux mieux faire tout en restant dans l'oriental. Dans un kebab sauce blanche ... ++
Unmembre de la famille, souvent un parent de la jeune mariĂ©e, portera un toast et le pĂšre de la jeune mariĂ©e remercieront des invitĂ©s pour leur prĂ©sence et inviteront chacun Ă apprĂ©cier le repas de fĂȘte. Le Repas . Prendre son temps pour apprĂ©cier le plat principal : câest essentiel. Si vous proposez un repas assis, le mieux serait de mettre une musique de fond
Câest un mariage un peu diffĂ©rent que je te prĂ©sente aujourdâhui puisque la jolie mariĂ©e nâa su que le jour J, devant ses invitĂ©s, quâelle sâapprĂȘtait Ă cĂ©lĂ©brer son mariage ! Son fiancĂ©, Alban, a tout organisĂ© pendant les six mois prĂ©cĂ©dents, entourĂ©s par des prestataires exceptionnels et des invitĂ©s qui ont su tenir le secret jusquâau bout. Nos deux amoureux du jour se sont fiancĂ©s le 25 dĂ©cembre un beau cadeau de NoĂ«l !. Ă la suite de ça, une idĂ©e a commencĂ© Ă murir dans la tĂȘte dâAlban organiser un mariage surprise ! Et voilĂ , câĂ©tait parti pour six mois de galĂšre intensive⊠et oĂč il a fallu quâil se justifie de ne pas ĂȘtre prĂ©sent Oui, ChĂ©rie, je travaille beaucoup en ce moment ! ». Alison Ă©tait Ă fond aprĂšs la demande de fiançailles elle pensait Ă un mariage pour 2017 ! Ăa nâa donc pas Ă©tĂ© difficile de lâemmener essayer des robes et Alban a utilisĂ© plusieurs petits subterfuges diffĂ©rents afin de lui faire choisir, sans quâelle le sache, plein dâĂ©lĂ©ments du mariage ! Avant de te dĂ©voiler les photos de cette belle journĂ©e, place Ă une petite vidĂ©o rĂ©alisĂ©e par le mariĂ© pendant les prĂ©paratifs⊠Photos AG Prodâ Toutes mes fĂ©licitations ! Et je laisse la place maintenant au mariĂ© afin quâil tâexplique plus en dĂ©tails comment il a organisĂ© tout ça⊠Mon mariage en quelques mots Les prĂ©paratifs Le 25 dĂ©cembre, câĂ©tait le jour de nos fiançailles. Ă partir de ce moment-lĂ , une idĂ©e Ă commencĂ© Ă murir dans ma tĂȘte. Comment jâallais pouvoir faire de ce moment le meilleur de sa vie ? Sachant que notre quotidien est rempli de surprise, ça fait partie intĂ©grante de notre vie, je suis partie sur lâidĂ©e dâorganiser notre mariage⊠dans son dos ! Et oui câĂ©tait une surprise ! Je ne me suis pas lancĂ© sans rĂ©flĂ©chir, sans consulter la famille des deux cĂŽtĂ©s et la principale question Ă©tait de savoir comment jâallais pouvoir sortir les fonds nĂ©cessaires sans quâelle sâen rende compte nous avons un enfant ensemble ainsi quâune maison, les comptes bancaires sont communs⊠plutĂŽt compliquĂ© Ă gĂ©rer !. Et lĂ , connaissant ses envies on en avait dĂ©jĂ parlĂ©, jâai dĂ©butĂ© le dĂ©marchage des prestataires afin de faire un mariage sponsorisĂ© je possĂšde une boite de production audiovisuelle pour des publicitĂ©s, mariages, etc.. La proposition Ă©tait simple Je vous propose de la publicitĂ© en Ă©change de vos services », Ă©videmment de maniĂšre un peu plus construite ! Six mois de travail intensif, de longues heures au tĂ©lĂ©phone et de visites Ă gauche Ă droite, mâont permis de faire aboutir le projet. Les prĂ©paratifs ont Ă©tĂ© extrĂȘmement compliquĂ©s⊠travaillant comme sapeur pompier professionnel, je travaille de maniĂšre alĂ©atoire en journĂ©e comme de nuit. En horaires dĂ©calĂ©s, câĂ©tait plutĂŽt pratique pour les prĂ©paratifs. Le plus dur, câĂ©tait quand nous Ă©tions Ă la maison ensemble⊠je devais cacher mes Ă©motions beaucoup de dĂ©ception lors du dĂ©marchage avec les prestataires, je faisais sonner mon rĂ©veil tous les jours Ă 17h30 car ça me permettait de faire un tour dans la maison, de vĂ©rifier que rien ne trainait une carte de prestataire, un document concernant le mariage et jâen profitais pour faire un petit coup de rangement ou de mĂ©nage histoire quâelle voit que je nâai pas glandĂ© toute la journĂ©e ! Et jâavoue que, souvent, le temps Ă©tait tellement serrĂ© que je ne pouvais pas faire grand chose pour la maison⊠Le jour J Le jour J, elle croyait participer Ă un relooking offert pour son anniversaire le mariage Ă©tant le 11 juin et son anniversaire le 13 juin !. Au moment de son arrivĂ©e, tous les amis et familles Ă©taient prĂ©sents. Pas un bruit, juste quelques bulles de savon et le son de lâobjectif de lâappareil photo Ă peine perceptible⊠Elle arrive Ă cĂŽtĂ© de moi accompagnĂ© de son papa⊠Je lui touche le bras, je lui enlĂšve le bandeau et je lui annonce quâaujourdâhui câest le jour de son mariage. Ă peine a t-elle le temps dâenregistrer lâinformation quâelle se rend compte que tous les gens qui comptent pour nous sont lĂ , nous regardent, applaudissent, crient, sifflent et pleurent pour certains. LâĂ©motion est telle quâĂ©videmment elle fond en larme de bonheur. Il lui a fallu une bonne demi-heure pour redescendre de ce choc » ! Durant les diffĂ©rents trajets vers la mairie puis la salle de rĂ©ception, elle nâa cessĂ© de mâinonder de questions Mais comment as-tu fait ? Et comment as-tu payĂ© ça ? Mais on ne fait pas juste une surprise, câest le mariage entier ? Donc le jour oĂč tu mâas dit que tu sortais avec tes potes⊠» Non non⊠lĂ , je suis vraiment sorti avec mes potes » ! Bref, ce fut un mariage exceptionnel et je savais quâen lui offrant une telle surprise, je rĂ©aliserais le plus beau jour de sa vie et son rĂȘve de petite princesse. Au passage, je remercie donc encore une fois tous ceux qui ont participĂ© au plus beau jour de notre vie ! Le budget du mariage Niveau budget, le mariage aurait dĂ» coĂ»ter plus de 18 000 âŹ. GrĂące Ă ce projet ambitieux oui, je me lance un peu des fleurs de temps en temps, la facture a Ă©tĂ© rĂ©duite Ă moins de 5 000 ⏠tout compris ! Ce que je referais Le jour J, câest ce que je regrette le plus câĂ©tait trop courtâŠ. trop dâĂ©motion en si peu de temps ! Je rĂȘve de pouvoir refaire la mĂȘme chose. Nous avons passĂ© une journĂ©e formidable ! Ce que je ne referais pas Toute la partie prospection Ă©tait vraiment pĂ©nible. Lâoreille suait, collĂ©e au tĂ©lĂ©phone toute la journĂ©e. Câest beaucoup de dĂ©ception quand les prestataires vous disent oui oui, nous sommes Ă fond dans le projet » et quâau final, quand vous pensez avoir trouvĂ© le traiteur, on vous dit euuu, non, en fait je crois que jâai compĂ©tition dâaquaponey ce jour-là ⊠» ! MĂȘme si cette partie est trĂšs enrichissante professionnellement parlant, elle est extrĂȘmement difficile sur le plan psychologique. Mes prestataires prĂ©fĂ©rĂ©s Avons-nous un prestataire prĂ©fĂ©rĂ© ? Nous en avons parlĂ© peu de temps aprĂšs le mariage. Tous ont une activitĂ© diffĂ©rente, des envies publicitaires diffĂ©rentes, un Ă©tat dâesprit diffĂ©rent, mais une chose quâil ont tous en commun câest le travail bien fait et ils se sont donnĂ©s Ă fond ! Je pense quâils sont tous un peu fou, comme moi aussi dâailleurs, pour se lancer dans un tel projet ! Câest peut-ĂȘtre pour ça quâon a bien accrochĂ© ! Alors non, nous nâavons pas de prestataires prĂ©fĂ©rĂ©s. Ils ont tous Ă©tĂ© exceptionnels !ReprĂ©senteune scĂšne de mariage, un repas de noces au 16Ăšme siĂšcle. Les convives sont installĂ©s autour d'une grande table, sur un terrasse de jardin sous une tonnelle de feuillages. Le couple de jeunes mariĂ©s se trouve au centre du tableau, au centre de la table. Ils sont debouts. L'homme passe l'anneau, la bague au doigt de sa femme, pendant que les convives lĂšvent
les visiteurs ont aimĂ© et passĂ© beaucoup de temps Ă lire les panneaux rĂ©alisĂ©s par Christine et Yvonne. il s'en disait des choses autrefois ! il doit s'en dire encore de nos jours .... prenez le temps de lire, cela vaut le dĂ©tour ! Rencontres Câest en se rendant aux fĂȘtes religieuses que les jeunes gens avaient la meilleure occasion de faire connaissance. LĂ sâeffectuaient les premiers contacts sĂ©rieux, les premiers engagements, sous lâĆil attentif de toute une communautĂ©. Lorsquâun jeune homme avait remarquĂ© une jeune fille qui lui plaisait, il lui prenait son parapluie et ils se promenaient tous les deux. A partir de ce jour, on devenait des amis ,puis la journĂ©e terminĂ©e, il lui offrait une consommation Ă lâauberge, ou des bonbons ou gĂąteaux. Parfois il la raccompagnait chez elle. Les autres possibilitĂ©s de rencontre Ă©taient les grands travaux battages, arrachage de patates fouieries ou de betteraves, mĂšneries de buĂ©e lessive, pileries de place, etc. Le mariage, les galants et les filles Ă marier Pour les campagnards, le type de la beautĂ© fĂ©minine nâest pas la grĂące ou la gentillesse câest la force et lâair de santĂ© une fille robuste, forte en chair et haute en couleur, est toujours recherchĂ©e. On dit dâelle - Olle a belle conscience, olle ben pommĂ©e, câest-Ă -dire elle a une belle poitrine - Olle ben foutue suâ son bois elle est droite et de bonne mine - Câest une belle coiffe - Câest un biau cotillon - Câest un biau brin de fille - Olle a la joe joue suâ lâĆil elle a les yeux vifs Voici quelques autres dictons - Elle a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e avec du lait doux elle a Ă©tĂ© gĂątĂ©e - Se fait pĂ©rier prier nâen voit ben que câest eune belle fille - La pâus arrosĂ©elouĂ©e nâest pas la premiĂšre mariĂ©e - Elle est belle au coffre, et belle dans lâarmoire Elle est riche , mais laide - Qui quâolle a ? son cu et sa chemise elle est pauvre,et par consĂ©quent, nâest pas fort souhaitable La demande en mariage La discussion des intĂ©rĂȘts se fait souvent comme un marchĂ©. Voici un dialogue populaire en haute Bretagne qui montre, sous une forme non dĂ©guisĂ©e, deux pĂšres en train de discuter les conditions combien dâĂ©cus ? trois cents mis sur la couette il faudrait plus pas un sou remmenez la bĂȘte ******* Lorsque câest le pĂšre du jeune homme qui vient faire la demande en mariage, aprĂšs avoir souhaitĂ© le bonjour, suivant les formules en usage, il dit ! jâavons zu eune bonne annĂ©e sez nous. Jâavons du blĂ© plein notâsoliergrenier, jâavons du lard plein notâ chĂąnier, jâavons du cite plein nos tonnes jâavons du lin tant que je nâsavons comment le filer Avâous une fille pournousâaiderĂ manger tout lâia et Ă faire notâ ouvrage ? » ********* Bien sĂ»r, il grossit toujours un peu, le pĂšre de la jeune fille ne dit ni oui, ni non du premier coup. Souvent, il va aux renseignements. Parfois, si le galant est dâune commune voisine, câest la mĂšre qui se dĂ©guise et va voir par elle-mĂȘme. A Plessala, quand un garçon a fait la cour Ă une fille pendant un temps suffisant, il va la trouver et lui dit Putin, m'aimes-tu ben?. VĂšre don', crapaĂŽu crapaud. Ma itou, copie-ma crache-moi dans la goule, j' te l' renrai aprĂšs. Avant le mariage Quand un galant a reçu son congĂ© d'une jeune fille, on dit "a reçu sa chieuve" chĂšvre. En gĂ©nĂ©ral il ne s'en vante pas; cependant, lorsqu'il fait trop voir sa dĂ©ception, les gens disent "il n'aurait pas dĂ» mener sa chĂšvre au champ". L'entremetteur du mariage s'appelle "chaussenaire". En gĂ©nĂ©ral, le prĂ©tendant se rend chez la jeune fille le dimanche soir. On dit qu'il "va voir les filles". La premiĂšre fois il se fait accompagner par un copain voisin, frĂšre, cousin et⊠il arrive quelquefois que celui-ci a plus de succĂšs que lui ! Lorsque le pĂšre de la jeune fille estime que le jeune homme n'est pas un bon parti et qu'il espĂšre mieux pour sa fille, il lui dit au moment de partir "ce ne sera pas la peine de revenir" Les jeunes gens qui se font la cour en cachette des parents vont se causer drĂšre les barges » amas de paille. Ailleurs, on dit Les bonnes gens ne veulent pas; mais i' s' font la cour drĂšre la hĂą. » Ou Quand la chieuv'e est do l'loup, le pĂątou' a biau courre. » Coutumes diverses Lorsquâun paysan est sur le point de se dĂ©cider Ă faire sa cour, il se rend Ă la ferme et regarde les talons des sabots de la jeune fille quâil a en vue sâils sont bousous, câest signe quâelle soigne bien les vaches et quâelle sera une bonne mĂ©nagĂšre. Lorsquâil y a des toiles dâaraignĂ©es dans une maison, on dit quâil nây a pas de fille Ă marier. On les appelle des chasse-galants. Dans beaucoup de pays, la naissance dâun enfant avant le mariage est trĂšs redoutĂ©e, on la considĂšre comme une sorte de honte qui rejaillit sur toute la famille. Aussi on dit Quand on trouve Ă marier les filles, il faut lâfaire ; iâ nâ faut pas les mettre en tânĂ©s les contraindre Il vaut mieux enheuder attacher que lever. En entrant dans une ferme pour y faire leur cour, les garçons dĂ©posent leur bĂąton prĂšs de la porte dâentrĂ©e sâils sont bien aimĂ©s, la jeune fille vient prendre le bĂąton et le dĂ©pose prĂšs du banc du foyer. Dans les fermes, quand il est temps que les amoureux sâen aillent, la mĂšre lĂšve les tisons maniĂšre polie de les mettre Ă la porte. Quand on met les tisons en lâair, câest dire aux amoureux quâils peuvent revenir, autrement, câest signe de congĂ© dĂ©finitif. PrĂ©sages de mariage â moyens de se faire aimer La croyance aux prĂ©sages est trĂšs vivace Ă la campagne ;mais câest surtout dans la pĂ©riode qui prĂ©cĂšde le mariage que les galants des deux sexes se consultent il y en a une grande variĂ©tĂ© qui sont relatifs Ă lâĂ©poque oĂč se fera lâunion,au choix du conjoint, etc. Les jeunes filles croient autant que les garçons Ă ces augures Les monuments prĂ©historiques sont lâobjet de plusieurs pĂšlerinages A Rocge-Marie, prĂšs Saint-Aubin-du-Cormier, aux Faix-du-Diable, la Roche-Ecriante, en Montaukt, Ă la pierre du mĂȘme nom, en Saint-George-de-Reintembault, les filles vont se frotter ou sâĂ©crier se laisser glisser afin dâavoir la chance de se marier bientĂŽt. A PlouĂ«r CĂŽtes du Nord , lorsquâune fille veut se marier dans lâannĂ©e, elle va se laisser glisser Ă cu nu » sur la roche de Lesmon. Si elle arrive en bas sans sâĂ©corcher, elle est assurĂ©e de trouver un mari avant douze mois. carte postale de la Roche de Lesmon en PlouĂ«r/Rance Si on peut grimper sur le menhir de la Tremblaye en Saint-Samson, on se marie Ă©galement dans lâannĂ©e Dans la commune de Saint-Pern, il existait naguĂšre, non loin du chĂąteau de Ligouyer, un arbre antique qui attirait les jeunes filles, auxquelles le seul contact de son Ă©corce avait la vertu de procurer des maris. Si on mange une pomme devant une glace, on se marie dans lâannĂ©e, Ă la condition que lâon voie aussi une Ă©toile vers neuf ou dix heures du matin. Si les laveuses peuvent faire sept fois le tour du douĂ© en tenant entre leurs dents lâencherrouĂ©, câest-Ă -dire le drap Ă cendre, elles sont assurĂ©es de se marier bientĂŽt. Si les pies font leur nid dans le jardin dâune ferme oĂč il y a des filles Ă marier, lâune dâelles sera Ă©pousĂ©e dans lâannĂ©e. Lorsquâune couturiĂšre perd ses ciseaux en se rendant Ă son travail , le matin, le jeune homme qui les trouve sera son mari+ Dictons Quand une fille se marie avant son aĂźnĂ©e, on dit qu'elle lui a fauchĂ© l'herbe sous le pied ou qu'elle lui a "Ă©couelpĂ© les choux" coupĂ© les choux. On dit de la derniĂšre fille qui reste Ă marier "olle est au bout du banc". Quand le mari est plus petit que sa femme, on dit "les souris enterront entreront dans la maie". Vous n'aimez point les chats, vous n'aurez point un bel homme. Vous aimez les chats, vous aurez un bel homme, ou une belle femme. Pour que le mariage soit chanceux, il faut qu'il y ait, pendant la noce, quelque objet cassĂ©. S'il n'y a rien de cassĂ© par accident, on en casse un exprĂšs. Les mariages du mois de mai et du mois d'aoĂ»t sont malheureux, ces mois sont consacrĂ©s Ă la Vierge. On ne se marie pas non plus Ă la chandeleur, pas plus que le jour d'une fĂȘte quelconque de la Vierge. A ErcĂ© on dit "dans les mariages du mois de mai, la pie bat le geai", c'est-Ă -dire, la femme bat son mari. La robe de mariĂ©e Au dĂ©but du siĂšcle, la mariĂ©e portait le costume traditionnel avec la coiffe, le chĂąle et le tablier trĂšs souvent en velours mais il pouvait ĂȘtre fait dans un autre tissu Elle portait en plus une couronne de fleurs d'oranger et une sorte de guirlande sur le corsage et la jupe. A partir du milieu des annĂ©es 20, la mariĂ©e portait la robe blanche. La couronne d'oranger et la guirlande Ă©taient placĂ©s dans un globe en verre de forme ovale et d'une hauteur d'une trentaine de centimĂštres. Ce globe Ă©tait exposĂ© dans la piĂšce principale entre la cheminĂ©e et le lit des parents Le jour de la noce - SEVIGNAC dĂ©but du XXe siĂšcle Le mariĂ© et son garçon dâhonneur viennent prĂ©venir la mariĂ©e quâi ll faut quâelle sâhabille. Parfois, câest le garçon dâhonneur et un autre jeune homme frĂšre, cousin..=. Au dĂ©but du 20Ăšme siĂšcle, la mariĂ©e ne se cache plus comme câĂ©tait le cas au siĂšcle prĂ©cĂ©dent. Puis les invitĂ©s arrivent. On leur sert un encas en gĂ©nĂ©ral de la charcuterie, du cidre, du vin et du cafĂ©. Ce nâest pas inutile car on ne passera pas a table avant trois heures lâaprĂšs midi. Bien sĂ»r, on se rend Ă lâĂ©glise Ă pied. Le violon , et plus tard lâaccordĂ©on, joue des airs qui aident Ă marcher et qui sont en gĂ©nĂ©ral repris par les invitĂ©s. A la sortie de lâĂ©glise, les mariĂ©s lancent des bonbons aux gamins du bourg câest la dĂ©gratĂ©e ». Avant de prendre le chemin de la maison du mariĂ©, on sâarrĂȘte dans un bistrot du bourg ou dans plusieurs et lâon danse. Puis le cortĂšge repart, toujours en chantant !! Sur le chemin, les riverains arrĂȘtent le cortĂšge et offrent un petit coup a boire du cidre Lorsque lâon arrive en vue de la maison oĂč a lieu le repas, Quelquâun postĂ© sur le chemin , tire un coup de fusil pour avertir Les cuisiniĂšres que le noce arrive on tue la mariĂ©e. ********* Le jour de la noce - avant 1886 Les violons et la vieille vont dâabord chez le jeune homme qui, avec son garçon dâhonneur, ses parents et ses amis se rend chez la future. Celle-ci nâest pas habillĂ©e, et comme le futur lui fait observer "quelâheure sâavance" , elle rĂ©pond "jâai bien le temps". Autrefois Ă lâarrivĂ©e du futur, la mariĂ©e Ă©tait cachĂ©e, presque toujours derriĂšre lâarmoire, et il devait la trouver. Quelquefois aussi, la mariĂ©e est introuvable, toute la noce se met Ă la chercher, on la trouve en gĂ©nĂ©ral dans le cellier, ayant auprĂšs dâelle une brique pot et une Ă©cuelle, et elle raccommode une paire de chausses. Celui qui la trouve la prie dâaller sâhabiller pour se rendre au bourg. Mais elle semble ne pas comprendre de quoi il sâagit, et Ă toutes ces avances, elle rĂ©pond en offrant du cidre. Enfin, aprĂšs quâon lui a bien expliquĂ© les motifs pour lesquels elle doit aller au bourg, elle se laisse emmener et on la remet Ă la fille dâhonneur pour ĂȘtre habillĂ©e Quand la toilette est achevĂ©e, il reste les souliers Ă mettre, mais quand on les cherche, ils ont disparus. Les parents de la mariĂ©e les ont cachĂ©s, le plus souvent sur la planche Ă pain, suspendue au plafond ou dans un panier accrochĂ© au mĂȘme endroit. Câest le garçon dâhonneur qui doit les dĂ©couvrir et les dĂ©crocher ! Enfin, la noce peut se mettre en route, La happerie Si en cours de route la mariĂ©e aperçoit un chemin creux, elle quite aussi vite quâelle peut, le gros de la noce et sâenfuit par ce chemin. Câest la garçon dâhonneur qui est chargĂ© de la rattraper. Cela sâappelle une happerie », et gĂ©nĂ©ralement, avant lâarrivĂ©e de la noce au bourg, il y a plusieurs happeries ». Dans certaines rĂ©gions, la mariĂ©e essaye encore de sâenfuir aprĂšs la cĂ©rĂ©monie, lors du retour vers la maison. Le pauvre garçon dâhonneur doit encore courir aprĂšs elle et le soir il est rendu de fatigue. Si la garçon dâhonneur ne peut rattraper la mariĂ©e, il passe pour un failli chien » un bon Ă rien La nuit de noces Jadis Ă Matignon, la premiĂšre nuit Ă©tait Ă la Vierge, la seconde Ă St-Joseph, la troisiĂšme au mari. En Basse Bretagne, la premiĂšre nuit est Ă Dieu, la seconde Ă la Vierge . Quelquefois, il sâĂ©coule quinze jours et mĂȘme davantage avant la consommation du mariage. A Scaer, la premiĂšre nuit est Ă Dieu, la seconde Ă la Vierge, la troisiĂšme au patron du mari, l'Ă©poux a seulement la quatriĂšme.. A SĂ©vignac, seule la premiĂšre nuit Ă©tait dĂ©diĂ©e Ă la Vierge. Les nuits oĂč les mariĂ©s ne cohabitent pas, le mariĂ© couche avec son garçon dâhonneur et la mariĂ©e avec sa demoiselle dâhonneur. Celui qui se met au lit le premier mourra le premier. Celui qui couche dans le devant du lit sera le maĂźtre Ă lâĂ©poque, câĂ©tait un lit de coin. le renoçon Le lendemain de la noce, il y a un repas quâon appelle le renoçon ». Y assistent la famille proche, les voisins qui ont aidĂ© au bon dĂ©roulement de la noce, Ă©ventuellement des parents ĂągĂ©s qui nâont pas assistĂ© Ă la noce. Ailleurs, ce repas a lieu le dimanche suivant, il sâappelle les regardailles ». Le troisiĂšme jour ou quelques jours plus tard, une messe est dite pour les dĂ©funts des deux familles, messe Ă laquelle assistent les deux mariĂ©s et leurs proches. Lâanigement On termine la journĂ©e le renoçon par lâanigement. On couche les mariĂ©s dans le mĂȘme lit, puis on leur prĂ©sente la grillade. Elle est composĂ©e de petits morceaux de pain , Ă travers lesquels on a passĂ© un fil dont on noue les deux extrĂ©mitĂ©s. Il faut que les mariĂ©s mangent ce chapelet. On leur sert aussi du vin et du cidre. Pendant quâils mangent, les invitĂ©s interpellent les mariĂ©s et plaisantent sur la nuit de noce. A SĂ©vignac on appelle cette grillade la rĂŽtie ». Les chansons Si ton p'tit cĆur il l'aime, emmĂšne lĂ donc bis Jusqu'Ă son mĂ©nage EmmĂšne lĂ donc jusqu'Ă sa maison +++++ Allons nous en tous en chantant bis la mariĂ©e s'en va devant, son mari qui l'emmĂšne la mariĂ©e s'en va devant, son parrain, sa marraine Depuis deux heures que nous marchons bis voici la ville que nous cherchons, la jolie ville voici la ville que nous cherchons qu'elle est jolie Au moment ou l'on apporte le repas, les violonneux disent Mettez du foin dans les ratiaux crĂȘches Voici les Ăąnes Mettez du foin dans les rĂątiaux Voici les Ăąnes Ă qui qu'en faut - Au repas de noces, on chante des chansons et Ă la fin, le chanteur rajoute Toute chanson qui perd sa fin mĂ©rite avoir bis toute chanson qui perd sa fin mĂ©rite avoir un verre de vin ******* V'la ma chanson dite ma langue est quitte mes sabots sont d'bois ma langue n'est est pas bonne lecture ! travaux entiĂšrement rĂ©alisĂ©s par Yvonne Guyot et Christine Pourcel [ VĂȘtements et accessoires ] [ Coutumes et Dictons ] [ Photos de Mariage ] [ Exposants et Visiteurs 2010 ] [ Les Cousamis en 2010 ] [ Tombola 2010 ] Translationsin context of "un repas de noce" in French-English from Reverso Context: Ăa vous dirait, un repas de noce ? La lettre du 18 avril 1858 laissait Ă la veille de la premiĂšre entrevue entre le Monsieur qui sâimpatientait » et la jeune fille qui sâen remet au Seigneur » voir le billet On marie Caroline. La lettre suivante, parmi celles qui sont conservĂ©es, date du 8 mai la dĂ©cision est prise, les fiançailles ont eu lieu. Cette lettre du 8 mai est, comme la prĂ©cĂ©dente, Ă©crite par Caroline DumĂ©ril et adressĂ©e Ă sa cousine et amie Isabelle Latham. Caroline envoie une petite branche de son bouquet de fiançailles, Ă garder en souvenir. Ensuite, fin mai et dĂ©but juin, se dĂ©roule le rĂ©cit des prĂ©paratifs du mariage, toutes ces cĂ©rĂ©monies », comme elle les nomme, qui accaparent Caroline DumĂ©ril. Les cadeaux et la corbeille Jâai dĂ©jĂ reçu plusieurs cadeaux dont Mathilde te parlera car je les lui ai montrĂ©s en grande partie dans cette intention ; je nâai pas encore ma corbeille, mais je me doute un peu de ce quâelle contiendra ; M. Mertzdorff est si bon et si gĂ©nĂ©reux que jâai grand peine Ă le retenir. 22-25 mai 1858 Sous le Second Empire, explique Anne Martin-Fugier Les rites de la vie privĂ©e bourgeoise », Histoire de la vie privĂ©e, 4 De la RĂ©volution Ă la grande guerre, sous la direction de Michelle Perrot, 1987 la monstration des prĂ©sents Ă©changĂ©s dans les familles bourgeoises au moment du mariage est codifiĂ©e. La corbeille est envoyĂ©e par le fiancĂ© le jour de la signature du contrat ; elle reprĂ©sente 5% du montant de la dot â soit une annĂ©e de revenus. Elle est exposĂ©e dans le petit salon, comme les cadeaux offerts Ă la fiancĂ©e. Jâai reçu de fort beaux cadeaux, M. Mertzdorff mâa donnĂ© de superbes dentelles, toute une parure noire, une garniture blanche pour corsage ; un trĂšs beau chĂąle, une montre, un livre de priĂšres, une ombrelle blanche, une voilette dĂ©licieuse, un magnifique mouchoir, un bracelet en aluminium, que sais-je moi ? une bague avec un diamant etc. ! Ma belle-mĂšre mâa donnĂ© une broche avec des diamants. Jâai reçu un magnifique bracelet, une cafetiĂšre en argent, une table Ă ouvrage en bois de rose, un dessus de pendule en bronze » 12 juin 1858 Dans lâĂ©numĂ©ration de Caroline DumĂ©ril se retrouvent les cadeaux rituellement offerts dentelles, bijoux, bibelots prĂ©cieux, chĂąles ; manque le missel. Le notaire, le curĂ©, le maire Ce sont les trois personnages qui prĂ©sident Ă trois Ă©tapes cruciales du mariage. Sur ces moments, dans le cas de lâunion de Caroline DumĂ©ril et Charles Mertzdorff, nous ne savons rien des recherches sur le contrat sont en cours. Les Ă©tapes et leur succession sont seulement Ă©numĂ©rĂ©es dans la lettre du 12 juin 1858 signature du contrat le vendredi 11 juin le notaire sâest dĂ©placĂ© au domicile du grand-pĂšre de Caroline DumĂ©ril ; lundi 14 juin Ă 3 heures mariage Ă la mairie ; mardi 15, Ă midi, mariage Ă lâĂ©glise. Habituellement, Ă Paris, le mariage civil prĂ©cĂšde dâun ou deux jours le mariage religieux, avec seulement quatre tĂ©moins et quelques proches parents. Entre temps, le 14 juin, Caroline Ă©crit sa derniĂšre lettre de jeune fille au curĂ© de Saint MĂ©dard qui lâa Ă©levĂ©e moralement », qui lui a montrĂ©, par lâexemple, ce que doit faire une Ăąme chrĂ©tienne » lettre du 14 juin 1858. Sur la suite des cĂ©rĂ©monies, le dĂźner de 40 personnes Ă 5 heures, dâautres dĂ©tails sont donnĂ©s. Ce nâest pas une lettre qui prĂ©sente les invitĂ©s, mais une feuille manuscrite Repas de noces du mariage de Caroline, en Juin 1858 », qui est transcrite et reproduite sur le site dans la rubrique papiers familiaux, 1858-1883 ». En principe, si les frais occasionnĂ©s par le mariage Ă lâĂ©glise sont Ă la charge du mariĂ©, le dĂ©jeuner est payĂ© par les parents de la mariĂ©e. Le repas a lieu, comme la signature du contrat, au domicile du prestigieux grand-pĂšre, AndrĂ© Marie Constant DumĂ©ril, le savant logĂ© au Jardin des Plantes. Son nom vient en second sur la liste des invitĂ©s, juste aprĂšs celui du curĂ©. En quatriĂšme position, avant les oncles et tantes du cĂŽtĂ© de la mariĂ©e, est inscrite Mme Dollfus », alors veuve cette cousine des DumĂ©ril, en relation par son mariage avec les Mertzdorff, a jouĂ© un rĂŽle dâintermĂ©diaire dĂ©terminant. Suivent les noms de parents proches du cĂŽtĂ© de la mariĂ©e DumĂ©ril puis du mariĂ© Mertzdorff et Heuchel. Au milieu dâeux, les mariĂ©s eux-mĂȘmes sont en place 12 et 13. Sont invitĂ©s des parents plus Ă©loignĂ©s qui paraissent se distinguer par leur prestige Hippolyte Comte, avocat et industriel, leur talent le peintre Giuseppe Devers ; lâĂ©pouse du sculpteur Charles Cordier ou leur fortune AndrĂ© Fröhlich, gĂ©rant des Forges et Fonderies de Montataire ; Louis Sautter, ingĂ©nieur centralien, entrepreneur. Enfin, figurent les noms de quelques amis proches la famille Desnoyers, qui dans les annĂ©es suivantes sera plus proche encore ; les de TarlĂ© ; les Dunoyer. Trois enfants de 7 Ă 11 ans mangent Ă part, dans le cabinet du professeur. Ces invitĂ©s appartiennent Ă des mondes trĂšs variĂ©s au sein de la classe aisĂ©e le monde acadĂ©mique et celui de lâentreprise, mais aussi celui des artistes, de lâarmĂ©e, de la fonction publique, des propriĂ©taires. * Ensuite, les nouveaux mariĂ©s partent pour Fontainebleau et lâAlsace1. Pour la nouvelle vie en Alsace, voir le billet âCaroline DumĂ©ril, Ă©pouse de Charles Mertzdorffâ. [â©] MĂ©thode et contenuParMarie-ThĂ©rĂšse Montauban , publiĂ© le 29 juillet 2011 Ă 4h00, modifiĂ© Ă 10h14 . A travers un livre, trois Saint-Laurentaises ressuscitent les annĂ©es 1850-1920. Une somme d'informations
Relatant des Ă©vĂšnements politiques ayant secouĂ© le Japon des annĂ©es 1950, Nuit et brouillard au Japon fit scandale Ă sa sortie en salles. GrĂące Ă un scĂ©nario dâune grande intelligence, Ăshima rĂ©ussit Ă confronter passĂ© et prĂ©sent, en sâintĂ©ressant Ă lâengagement politique et Ă sa survivance dans les lendemains qui dĂ©chantent. Mais ce film permet aussi de mieux comprendre Ăshima et son Ćuvre en mettant en lumiĂšre les espoirs et les dĂ©sillusions de sa 1960, alors que lâon cĂ©lĂšbre le mariage de deux anciens Ă©tudiants appartenant Ă des courants politiques diffĂ©rents, un professeur, prenant la parole pendant le repas de noces, dit considĂ©rer cette union comme un symbole de la rĂ©conciliation. Mais cet avis nâest pas partagĂ© par tous les invitĂ©s qui nâhĂ©sitent pas Ă donner leur avis. DiffĂ©rents intervenants se suivent alors, reviennent sur les engagements passĂ©s, et sur ce quâil en reste aujourdâ certaine maniĂšre, ce film Ă©claire de façon plus nette et prĂ©cise ce que nous avions entrevu dans Contes cruels de la jeunesse. Dans ce film, la grande sĆur de Makoto, le personnage principal, appartenait Ă la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente, celle qui avait vĂ©cu les Ă©vĂ©nements politiques des annĂ©es 1950. En 1960, elle constate que tout ce quâelle avait entrepris a Ă©chouĂ©, que les idĂ©aux dĂ©fendus sont oubliĂ©s, et que les espoirs de ceux de sa gĂ©nĂ©ration ont Ă©tĂ© anĂ©antis. Face Ă elle, la jeune Makoto dĂ©cide de vivre pleinement, sans limite, de sâabandonner aux vertiges de la vie, par goĂ»t et par dĂ©sir dâautodestruction. Inconsciemment, le nihilisme des plus jeunes trouve ses racines dans lâĂ©chec des aĂźnĂ©s, dans leurs dĂ©sillusions. Ăshima ayant prĂ©fĂ©rĂ© sâattacher Ă la jeune gĂ©nĂ©ration, les trentenaires Ă©taient mis au second plan. Câest pourtant de cette gĂ©nĂ©ration engagĂ©e que vient Ăshima qui, sans jamais avoir pris sa carte, a manifestĂ© Ă plusieurs reprises au cĂŽtĂ© du Parti Communiste japonais. En mettant en scĂšne ce jeune couple, Ăshima sâattachait Ă montrer des personnages plus jeunes que lui, venant aprĂšs lui. Il ne sâarrĂȘtait donc pas Ă sa gĂ©nĂ©ration, mais constatait au fond quelles avaient Ă©tĂ© les rĂ©percussions des troubles politiques quâil avait vĂ©cus sur les plus et brouillard au Japon et Contes cruels de la jeunesse sont donc deux films qui viennent aprĂšs la catastrophe. Au moment de prendre pour la premiĂšre fois la camĂ©ra, Ăshima est donc dĂ©jĂ affectĂ© et porte en lui une amertume que rien ne pourra jamais dissiper. Mais avec Nuit et brouillard au Japon, il dĂ©cide de revenir sur ce passĂ© de façon extrĂȘmement intelligente et forte. Au lieu de situer uniquement son film dans les annĂ©es 1950 afin de faire le rĂ©cit des Ă©vĂšnements passĂ©s, Ăshima a la bonne idĂ©e de mĂ©langer passĂ© et prĂ©sent. En agissant ainsi, Ăshima induit que les Ă©vĂ©nements politiques qui ont agitĂ© les jeunes annĂ©es des personnages que nous voyons ne sont pas enterrĂ©s et oubliĂ©s. La page nâest pas tournĂ©e. Tout nâest pas clair et tout nâest pas si totalement hors de portĂ©e du prĂ©sent. En situant une partie du rĂ©cit dans une pĂ©riode contemporaine au film, Ăshima questionne ceux de sa gĂ©nĂ©ration, non pas uniquement en leur rappelant ce que fut cette pĂ©riode pas si lointaine, mais en les bousculant dans leur prĂ©sent. Ce film rĂ©clame des comptes, Ă lâinstar dâun repas de famille qui dĂ©gĂ©nĂšre au moment oĂč lâun des membres frappe sur la table et souhaite Ă©voquer ce que beaucoup dĂ©sireraient pourtant occulter de leur vie. Ăshima, Ă travers ce film, agresse ses anciens amis et souhaite savoir ce quâils ont fait de leurs idĂ©aux. Ont-ils tirĂ© un trait sur ce passĂ© afin de sâinstaller dans un confort bourgeois qui, Ă©tant donnĂ© leurs origines, leur tendait les bras ?Ce quâil y a dâĂ©tonnant dans ce film japonais tournĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1960 et relatant des Ă©vĂ©nements des les annĂ©es 1950, câest que certains thĂšmes et mĂȘme certaines scĂšnes prĂ©figurent ce que va ĂȘtre le cinĂ©ma politisĂ© dans le reste du monde Ă la fin des annĂ©es 1960. De la guerre du ViĂȘt-Nam Ă Mai 68, les mouvements de la jeunesse qui vont tenter de faire basculer la sociĂ©tĂ© semblent ici dĂ©jĂ bel et bien prĂ©sents. De par son histoire particuliĂšre, on peut avoir lâimpression, en voyant ce film, que le Japon a prĂ©cĂ©dĂ© les sociĂ©tĂ©s occidentales en faisant surgir des questionnements que lâon va par la suite retrouver dans les diffĂ©rents mouvements contestataires. Ă ce titre, la scĂšne montrant une rĂ©union dâĂ©tudiants japonais discutant des moyens Ă mettre en Ćuvre pour mener leur lutte Ă©voque de façon troublante le dĂ©but de Zabriskie Point dâAntonioni, tournĂ© prĂšs de dix ans plus tard, dans lequel des Ă©tudiants amĂ©ricains rĂ©unis dans un campus tentent de mettre au point un semblant de stratĂ©gie. De mĂȘme, certaines interrogations sur la difficultĂ© Ă faire concorder les mouvements ouvriers et Ă©tudiants, ne sont pas sans rappeler certaines discussions entendues dans Les Amants rĂ©guliers de Philippe le danger de tant de dĂ©sillusions reste la dĂ©politisation. AprĂšs tant dâefforts, dâĂ©clats et de dĂ©ceptions, le dĂ©sespoir est complet, et le pas Ă franchir vers le nihilisme nâest alors quâune simple question de temps. Un film comme celui-ci Ă©claire lâĆuvre de ce cinĂ©aste, de cet homme, si obsĂ©dĂ© par le nĂ©ant et le dĂ©sir dâautodestruction. Ăchouer, alors que lâon avait pour ambition de changer le monde, ancre de façon indĂ©lĂ©bile dans la tĂȘte de celui qui sâest livrĂ© Ă des activitĂ©s rĂ©volutionnaires un profond sentiment dâimpuissance. Il sait alors quâil nâa aucune incidence sur le monde qui lâentoure, et quâil ne peut ĂȘtre que spectateur de lâabsurde. Le nihilisme est ce gouffre au bord duquel ces personnages jouent dangereusement, et dans lequel ils tombent rĂ©guliĂšrement. Le sexe, comme la violence physique, est un moyen de se perdre une fois que le sentiment de son inutilitĂ© dans le monde ne fait aucun doute. Nâayant dâincidence sur rien dans un monde qui le nie, il ne reste plus Ă lâhomme que son corps, seul bien dont il dispose Ă sa guise, et quâil sâĂ©vertuera, avec mĂ©ticulositĂ©, Ă passant dâune Ă©poque Ă une autre sans toutefois hacher le rĂ©cit et prendre ainsi le risque de dissiper la tension qui parcourt le film de bout en bout, Ăshima se rĂ©vĂšle ĂȘtre toujours aussi formellement inventif. Ce film, dans lequel beaucoup de gens parlent afin dâexpliquer et de sâexpliquer, dans lequel seule la parole semble apte Ă rĂ©veiller un passĂ© dĂ©rangeant pour certains, nâen est pas moins dâune richesse visuelle absolument splendide. En dehors de sĂ©quences plus classiques, certains plans sont comme des images mĂ©taphoriques issues dâun rĂȘve. Pour accompagner la voix qui raconte, Ăshima concocte des images sombres, mystĂ©rieuses, dans lesquelles apparaissent des lumiĂšres, des flammes, des visages, jaillissant dâun passĂ© qui dĂ©jĂ semble nâĂȘtre quâun rĂȘve. Ăshima ne sâarrĂȘte pas quâĂ la simple parole, mais fait ressentir les tensions, les passions et les douleurs grĂące Ă la couleur et au mouvement. Ainsi nâhĂ©site-t-il pas Ă plonger dans le noir la salle dans laquelle a lieu le mariage, afin de faire ressortir les figures des hommes et des femmes prĂ©sents et posĂ©s lĂ comme autant de statues pĂ©trifiĂ©es par cette brusque apparition dâune sorte dâange de la vĂ©ritĂ©. En ce sens, grĂące Ă la mise en scĂšne, Ăshima nâomet pas de signaler que les luttes politiques sont faites par des hommes et des femmes submergĂ©s par des affects avec lesquels ils tentent plus ou moins de cohabiter. On ne peut Ă©voquer la politique, mĂȘme quand il sâagit dâun matĂ©rialisme marxiste, en sâaxant uniquement sur la froide raison dialectique. Pour Ăshima, le moteur de toute action humaine reste le dĂ©sir et la qui sâintĂ©resse Ă Ăshima, ce film est indispensable. Car tout semble ici mettre en lumiĂšre un trouble originel et Ă©clairer ainsi un tant soit peu lâĆuvre de ce cinĂ©aste passionnant. Mais Ăshima nâaborde pas lâhistoire froidement, grĂące Ă la simple parole, mais sait que les affects et le chaos qui habitent les hommes peuvent ĂȘtre rendus par des formes cinĂ©matographiques. Celles-ci sont Ă mĂȘme de retranscrire au mieux les Ă©motions contradictoires dâun homme se dĂ©battant contre lâabsurditĂ© du monde et le nĂ©ant.
Cettetradition loufoque de mariage suppose que la future mariĂ©e et toutes les femmes de sa famille sâentraĂźnent Ă pleurer avant les noces. Et pas mollement : lâentrainement commence un mois avant le mariage, Ă raison dâune heure par jour ! Et le jour du mariage, toutes les femmes de la famille invitĂ©es et la mariĂ©e pleureront dans
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